Par Partager c’est sympa
Retrouver la vidéo dans son contexte
Lamentable ! « Jésus a lavé les pieds… », « les pieds que Jésus a lavés… » pour reprendre l’exemple de la vidéo que je ne souhaite même pas visionner jusqu’à son terme tant elle pue ou l’ignorance savamment masquée sous les titres et diplômes usurpés de spécialistes du langage et de la philosophie de personnes malheureusement chargées d’enseigner la jeunesse –soit les héritiers des savoirs accumulés par les générations qui les ont précédés, ou pire encore, la volonté délibérée de tirer le monde vers le bas en noyant la source de ces savoirs dans un oubli généalogique rendant impossible toute analyse syntaxique qui est l’arcane même de la passation et la compréhension d’un savoir, d’une idée, d’une vision.
La langue écrite est bien plus qu’une simple transcription phonétique de la langue parlée.
Je ne connais malheureusement d’autre langue que le Français que je suis pourtant loin de maîtriser mais que je défendrai avec acharnement de mon vivant.
Cette langue est belle de sa richesse, de sa précision, de sa poésie, de son histoire ; c’est un outil pointu qui permet l’échange des idées en profondeur. C’est cette précision et cette profondeur qu’un certain courant actuel, sous prétexte de simplification, voudrait voir disparaître ; car, ne l’oublions pas, le savoir et la compréhension sont des outils de liberté, et la liberté est l’ennemie de celui qui prétend dominer le monde…
Qui me fera croire qu’un professeur de philosophie – un professeur de Français, passe encore, mais un professeur de philosophie ! n’est pas apte à comprendre la différence qu’il existe entre « Jésus qui a lavé les pieds » et « les pieds que Jésus a lavés » ?
Dans la première proposition, « lavé » est subordonné à Jésus, dont il s’agit là de l’action. Dans la deuxième proposition, « lavés » est subordonné au mot « pieds » qui est un pluriel notifié par le « s » final de la langue française, puisqu’on ne parle plus ici de l’action de laver, mais de l’état en lequel se trouve l’objet transformé par l’action.
Le Français n’est certes pas une langue de fainéants, et demande parfois pour être comprise une certaine dose de réflexion. La règle des accords du participe passé, si elle peut présenter des difficultés de compréhension, n’en n’est pas pour autant arbitraire, mais est justement l’un des outils de précision de ce merveilleux organe du commerce des idées. Qui n’est pas que…
Après avoir saisi cette réflexion, je me suis efforcé d’écouter la démonstration jusqu’au bout… En peu de mots : « vive l’illettrisme qui met tout le monde sur un pied d’égalité ! »…
Ce monde est bien déconcertant pour celui qui le regarde avec les yeux de l’étranger…
Moi qui ne suis pas d’ici, bien que vivant l’exil en ce pays depuis déjà fort longtemps, je n’arrive pas à comprendre certaines moeurs en vigueur sur cette terre, pourtant par ailleurs si proche de la mienne.
Ainsi de la misère.
La misère est une chose qui n’existe pas au Pays de Mon-Icarie, d’où je suis.
La pauvreté, oui, mais pas la misère.
Il y a des riches et il y a des pauvres, au Pays de Mon-Icarie, mais là-bas, le pauvre n’envie pas le riche, et le riche respecte le pauvre.
Le pauvre est pauvre parce qu’il a choisi d’être pauvre, et sa pauvreté, bien souvent est reconnue comme le signe extérieur d’une richesse intérieure, admirée, parfois même enviée par celui qui a choisi le confort, voire l’opulence que lui confère la possession de biens matériels, acquis toujours par le mérite d’un travail acharné.
Le pauvre, au Pays de Mon-Icarie, sait qu’il ne tient qu’à lui de s’enrichir, ainsi, il n’envie pas, et respecte le riche, dont la parole cependant, ne vaut pas plus cher que la sienne ; car ce que vous entendez ici par « la richesse » ne vient pas là-bas alourdir le poids des mots : si la possession de biens matériels octroie une certaine aisance, elle ne confère pas pour autant, comme ici, la sagesse…
L’enrichissement d’un homme, au Pays de Mon-Icarie, n’est jamais la cause de l’appauvrissement d’un autre homme. Au contraire. Car il est un seuil au delà duquel les richesses produites par un homme ne lui appartiennent plus en propre, mais viennent accroître le patrimoine de la communauté dans son ensemble. Un tel homme est alors regardé comme un bienfaiteur par ses pairs, et il n’est ainsi point de richesse injurieuse.
L’étranger qui, venant du Pays de Mon-Icarie, pose son regard sur cette terre ne comprend pas : il se demande comment il se peut qu’alors que se créent ici de plus en plus de richesses, des pans entiers de la population, de plus en plus nombreux, sombrent dans une pauvreté qu’ils n’ont pas choisie, une pauvreté indigne, qui a pour nom misère, et qui va jusqu’à priver l’homme qui y est jeté, de ses droits les plus élémentaires : celui de se nourrir et de se vêtir, et celui d’avoir un toit pour abriter ses nuits.
Au Pays de Mon-Icarie, chaque homme à droit à un petit lopin de terre, qui sait, par le fruit de son labeur, assurer à chacun la satisfaction de ces besoins élémentaires…
Un peu de baume à l’âme avec ce toujours aussi sympathique et talentueux trio familial…
LA CENSURE EST EN MARCHE ???
Viendrait il à l’idée de nos chers (très chers) oligarques de remettre en cause le sérieux et les méthodes de ce fameux institut de recherche ?
Une pièce qui n’est pas toute jeune, mais qui sonne plutôt d’actualité… et qui de plus porte le sourire aux lèvres ; ce qui n’est pas un luxe en ces temps d’austérité !
Une pièce de Garson Kanin adaptée par René Clair et Bronja Clair, mise en scène de Pierre Mondy
Lorsque le génie de l’Humain s’allie à la Beauté et la Magie de l’Univers pour contrebalancer un peu toutes les horreurs induites par ce même Humain…